jeudi 4 décembre 2008
  • Qui sommes nous?
  • Comment utiliser ce site?
  • Télécharger au format PDF
  • Abonnements
abonnez vous
 
» Billets d’Afrique » 143 - 153 (année 2006) » 152 - Novembre 2006 » Cameroun : Guerre du Liban : dégâts collatéraux au Cameroun
 
 

Cameroun : Guerre du Liban : dégâts collatéraux au Cameroun

 

Début septembre le colonel François Ebanga, commandant la brigade du Quartier Général de l’armée camerounaise, secondé par le capitaine Martin Nsomo Mvomo, commandant la compagnie de protection de l’aéroport de Nsimalen, a cru bon de faire une conférence devant des cadres de l’armée sur " Les leçons à tirer des confrontations entre Tsahal et le Hezbollah libanais ". S’en tenant à une recension des divers commentaires publiés ici ou là dans la presse internationale, il aurait, selon le journal gouvernemental Cameroon Tribune, exposé que le Hezbollah, bien entraîné, a tenu tête à l’armée israélienne, tandis que l’état-major de celle-ci aurait fait preuve de précipitation et de manque de renseignements, échouant à libérer les deux soldats israéliens, dont l’enlèvement était le prétexte à l’offensive. Le 21 septembre le colonel Ebanga s’est vu muter au poste de commandant en second des forces terrestres de la 2nde région militaire à Douala, ce qui, de toute évidence n’est pas une promotion. Selon les rumeurs qui courent dans l’armée, la conférence qu’il a tenue aurait été considérée comme une provocation à l’égard de la garde présidentielle, dont l’encadrement est assuré par des experts militaires israéliens. Quelle idée aussi de commenter l’actualité des conflits, comme si les officiers de l’armée camerounaise avaient besoin de réfléchir ! Ce n’est pas ce qu’on leur demande. Dans le cadre de Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix), les Français, qui ont conçu et mis en œuvre le dispositif, le font pour eux ; et le président du Cameroun, qui tient à son siège, se garde bien de se faire protéger par l’armée nationale, pourtant noyautée par ses frères Beti et Bulu. Deux précautions valent mieux qu’une.

Odile Tobner

 
 

 
 
Édito
  Au cœur des conflits par Odile Tobner
Salves
  Rwanda : À la demande du TPIR, la France accepte de juger des suspects par Sharon Courtoux
  Darfour : Douste-Blazy à Khartoum, pour quoi faire ? par Sharon Courtoux
  Somalie, Éthiopie, Djibouti : du chaos incontrôlable à un conflit imminent sous l’œil indifférent de la France et des USA par Jean-Loup Schaal, ARDHD
  Djibouti : Repères sur... l’assassinat du juge Borrel à Djibouti en 1995 Pourquoi tant d’obstructions et d’intimidations, pour étouffer la vérité et la justice ? par Anne-Marie de Vaivre, ARDHD
  Albert Frère, Paul Desmarais -un holding politique transnational dans la Mafiafrique par Alain Deneault
  Congo-Brazzaville, Gabon, Centrafrique : Maurel and Prom, ou comment faire du neuf avec du vieux par Victor Sègre
  Congo Brazzaville : Brazza à Brazzaville par Victor Sègre
  Le bon roi par Victor Sègre
Ils ont dit
  Banque Mondiale : ILS ONT DIT... Mondialisation par Odile Tobner
  Congo-Brazzaville : ILS ONT DIT... Françafrique
A fleur de presse
  Gabon : A FLEUR DE PRESSE - Françafrique par Odile Tobner
  Rwanda : Génocide Tutsi par Sharon Courtoux
À lire, à voir
  LIRE : Banque mondiale, le coup d’État permanent de Eric TOUSSAINT par François Lille
  LIRE : À l’aurore du siècle, où est l’espoir ? de François Lille
  LIRE : Afrique, pillage à huis clos. Comment une poignée d’initiés siphonne le pétrole africain de Xavier Harel par Odile Tobner
  LIRE : François-Xavier Verschave, L’homme qui voulait soulever les montagnes