mardi 18 novembre 2008
  • Qui sommes nous?
  • Comment utiliser ce site?
  • Télécharger au format PDF
  • Abonnements
abonnez vous
 
» Billets d’Afrique » 110 - 120 (année 2003) » 112 - Mars 2003 » Côte d’Ivoire : Criminalités cachées
 
 

Côte d'Ivoire : Criminalités cachées

 

Personne ne doute plus que les escadrons de la mort soient directement rattachés au couple Gbagbo. Cela a beaucoup contribué à la décision de l’ONU, très défavorable au pouvoir ivoirien. Les supporteurs de ce dernier font remarquer que les rebelles, surtout ceux de l’Ouest, ont eux aussi un casier criminel chargé. Mais, il faut le constater, les escadrons de la mort minent complètement la position politique d’un camp dont la légitimité devrait être le point fort. S’il avait fait condamner les responsables du charnier de Yopougon, en 2000, et s’était dispensé de ces tueurs de l’ombre, Laurent Gbagbo serait aujourd’hui dans une toute autre position diplomatique. De deux choses l’une :
- si Gbagbo joue essentiellement la carte de la mobilisation populaire, celle de la terreur nocturne n’est pas vraiment nécessaire, son emploi superflu dénote une irrationalité déroutante, qui irradie la défiance ;
- si cette carte de la terreur fait partie d’une stratégie globale, c’est plus inquiétant encore. Dans les deux cas, on comprend mal comment le Monsieur Afrique du Parti socialiste, Guy Labertit, peut se vanter d’avoir « dîné tous les soirs ou presque » avec son ami Gbagbo lors du passage de ce dernier à Paris, fin janvier (Libération, 10/02).

Côté chiraquien, à l’inverse, on est décidément très discret sur les exactions des rebelles. De même, l’on ne dénonce pas l’ingérence directe des voisins Blaise Compaoré et Charles Taylor. Malgré ses crimes contre l’humanité, ce dernier reste très ménagé, comme jadis les Khmers rouges, au nom d’une certaine Realpolitik. La participation à la rébellion ouest-ivoirienne de jeunes vétérans des aventures tayloriennes, au Liberia et en Sierra Leone, est l’assurance d’une horreur non pas cachée, mais ouverte. Avec leur déferlement début janvier, « la région de Toulepleu est devenue un enfer pour les civils », témoigne un chauffeur de camion (RFI, 31/01). Pourquoi cette horreur-là n’est-elle pas davantage documentée ?

 
 
par Survie

 
 
Édito
  Edito Mars 2003 - Enterrons la Françafrique !
Communiqué de presse
  Côte d’Ivoire : Position commune d’Agir ici et Survie
Salves
  SALVES - Égaux ?
  Couac
  Zimbabwe : Mugabe qui cache la forêt
  Côte d’Ivoire : Après-Marcoussis
  Centrafrique : Ténèbres centrafricains (suite)
  Congo-Kinshasa : L’obstiné de Kin
  Togo : 100 % Eyadema
  Congo Brazzaville : Chantage à Brazzaville
  Coup d’État aux Comores ?
  Guinée équatoriale : Cachez ce que vous touchez
  Procès Elf : Instructif Van Ruymbeke
  Angola : Rififi néogaulliste
  Comores : Rififi barbouzard
  APD : Exclus
  18 juges pour la CPI
  Blair & Co
  Gabon : Dividendi
  Irak : Bon point
  Sénégal : Fausses notes
  Rwanda : Fausses notes
Ils ont dit
  Gabon : ILS ONT DIT
  Djibouti : ILS ONT DIT
  ILS ONT DIT - Michel Rocard au Togo
  ILS ONT DIT - Côte d’Ivoire
  ILS ONT DIT - Mondialisation - Tribunal international pour les crimes économiques et sociaux.
  ILS ONT DIT - Mondialisation - Pauvreté
  ILS ONT DIT - Mondialisation - Forum social européen
  ILS ONT DIT - Santé
  ILS ONT DIT - Justice
A fleur de presse
  Congo Brazzaville : À FLEUR DE PRESSE - Françafrique
  À FLEUR DE PRESSE - Françafrique
  À FLEUR DE PRESSE - Guerre
  À FLEUR DE PRESSE
À lire, à voir
  ÉCOUTER - Drop the Debt [annulons la dette], Say it loud,